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Agir localement à l’échelon des communautés

©Jenny Matthews/ ActionAid  Picture
©Jenny Matthews/ ActionAid Picture

Le droit à l’éducation est souvent perçu comme un concept abstrait et même s’il est inscrit dans toute une série de lois nationales et de conventions internationales, il n’a aucune signification pour des populations qui ne savent pas ce qu’est un droit, ni peut-être qu’il peut s’appliquer à leur situation. Ces populations ne connaissent probablement pas leur Constitution ni les moyens légaux de la faire appliquer. Enraciner le droit à l’éducation au niveau local revient à faire du concept abstrait une réalité concrète ; cela implique d’examiner la situation actuelle du droit à l’éducation afin de déterminer ce que les populations locales doivent faire pour  que leur droit à l’éducation devienne une réalité.

Il faut mener quelques recherches initiales avant d’introduire le droit à l’éducation à l’échelon local. Bien que le droit à l’éducation soit universel, il est interprété de façons différentes et parfois limitées dans certaines Constitutions et législations nationales. Ces situations sont susceptibles de restreindre les possibilités d’application de ce droit au niveau d’un pays. Certains États, par exemple, n’ont pas ratifié certains traités ou n’ont pas inscrit le droit à l’éducation dans leur législation nationale. Le statut du droit et le niveau de détails figurant dans la Constitution ou la législation nationale vont influencer votre manière de planifier et de mener votre action.

Garants et détenteurs des droits. La première étape de ce travail consiste à faire connaître le droit, à informer les populations du fait qu’elles ont droit à l’éducation, et que ce droit leur est actuellement refusé. Cela peut suffire à éveiller leur intérêt et les inciter à participer. Le simple fait d'avoir conscience de ses droits est déjà une force.

Un droit qui a un sens : les 4A. Dans un deuxième temps, il convient de donner un sens à ce droit au niveau local. Pour cela, il faut analyser la situation actuelle du droit à l’éducation, comprendre ce qu’offre la Constitution et ce qu’il reste à faire pour que les populations jouissent effectivement de ce droit.

3  De l’analyse à l’action. La troisième étape consiste à renforcer les compétences, les connaissances et l’assurance des populations afin qu’elles soient capables d’exiger de leur gouvernement qu’il mette en oeuvre le droit à l’éducation.